Agriculture biologique : que faut-il savoir ?

Agriculture biologique

L’agriculture bio n’est pas qu’une simple certification, elle entre dans le cadre du développement durable, un engagement pour les générations à venir. Voilà pourquoi elle se concentre sur le respect de la biodiversité et du bien-être animal. Mais avant tout, il s’agit d’un mode de production encadré par une réglementation aux principes qui consistent à préserver les ressources naturelles.   

Une agriculture réglementée

Tout agriculteur qui veut se lancer dans la bio doit être en accord avec le règlement européen N°834/2007 ainsi qu’aux deux autres de la Commission. Ces derniers se rapportent sur les normes et les principes de production, de contrôle et de commercialisation au sein de l’UE. En France, la certification en agriculture bio est obtenue issue de l’application des mentions d’un cahier des charges strict. Celui-ci accorde plus de l’importance sur les matières d’origine naturelle incluant les êtres vivants microscopiques, même les champignons et parasites. Le bien-être animal prend en compte sa nourriture bio et le recours à la médecine douce. Ce cahier met en valeur la conservation de la biodiversité ainsi que la culture régénératrice. Toutes ces restrictions ne s’appliquent pas uniquement dans l’agriculture proprement dite, mais à tous les stades pour qu’un produit soit certifié agriculture bio. Pour plus d’informations détaillées sur l’agriculture bio, www.culture-biologique.com est un site qui y est dédié.

Sans OGM ni produits chimiques synthétiques

L’après seconde guerre mondiale a révolutionné la recherche chimique que des milliers de molécules sont employés dans la fabrication des aliments et destinés à l’agriculture. Il a démontré par l’ANSES que des molécules à problèmes sont présentes dans les assiettes et la crainte réside lorsqu’elles sont mélangées. C’est là toute l’importance de l’interdiction des produits chimiques de synthèse dans l’agriculture biologique. Cette proscription touche principalement les pesticides et les engrais, sans épargner les colorants, les arômes issus de cette démarche et l’exaltateur de goût. L’irradiation des aliments et le rajout de certains additifs sont également exclus. L’enrichissement en antioxydant, en minéraux et en vitamines en fait également partie sauf pour les produits exigés par la loi comme les petits pots pour bébé. Ainsi, des dispositifs sont mis en œuvre comme varier les semences et qu’elles sont sans OGM, recourir aux techniques de l’agriculture régénératrice, à celles mécaniques ainsi qu’aux alternatives biologiques. Bref, le traitement se fait par phytopharmaceutique et tous les produits sont d’origine naturelle.

Produits d’élevage issus du respect du bien-être animal

Toujours réglementé, l’élevage en agriculture biologique suit également des normes strictes dont l’accès des animaux aux parcours extérieur, voilà pourquoi on voit des animaux élevés en pâturage. La surface occupée par ces bêtes dans leur enclos doit être conforme à une certaine densité. Ainsi, outre la bonne circulation de l’air, parce que l’espace doit bien être aéré, il est important qu’il dispose bien de lumière et leur offre la possibilité de se mouvoir librement. Comme le mot d’ordre est ” biologique “, cela incombe des nourritures bio pour ces animaux. Pour leur santé, la prévention est primordiale, d’où l’usage des méthodes et techniques qui privilégient les défenses naturelles. Quant à leur souffrance, elle doit être au moindre que possible même à l’abattage. S’en occuper nécessite par conséquent du personnel qualifié ou du moins disposant des notions de base en matière de connaissances sur la santé et le bien-être de ces animaux.